Vasco évolue pour répondre aux besoins d’essais de NTN SNR

Des roulements qui font bien plus que tourner

NTN SNR fait partie du groupe NTN Corporation, un des leaders mondiaux pour la conception et la fabrication de roulements, de joints de transmission, de paliers et de guidages linéaires. Pionnier de la mécatronique, NTN SNR a enrichi les fonctions du roulement dès la fin des années 1990 avec  l’ASB® qui a permis le développement de l’ABS (système anti-blocage des roues) et de l’ESB (contrôle de stabilité). Du simple roulement au roulement intelligent, et avec des systèmes de plus en plus intégrés, le groupe fait référence dans les industries les plus exigeantes : les énergies, le ferroviaire, l’agroalimentaire, et l’aéronautique.

Il a inauguré en 2018,  à Argonay, une usine 4.0 pour répondre aux exigences de production, de traçabilité, et d’innovation du secteur.

Une feuille de route pour moderniser les installations d’essais

Pour assurer la qualité et la conformité des roulements aux attentes des clients, le Laboratoire Recherche et Essais du groupe basé à Annecy est en première ligne. Composé d’une trentaine de personnes, il a la responsabilité de valider les nouveaux produits en développement.« Nous les soumettons à des tests en phase de conception, en entrée de fabrication, également lorsque des anomalies sont détectées ou si le produit connaît une évolution », explique François Pillet. Et de préciser : « Nous réalisons des essais d’endurance notamment des tests sévérisés. L’objectif est de « fatiguer » le roulement en le soumettant à des conditions extrêmes. Nous effectuons aussi des tests d’étanchéité en projetant des boues abrasives et corrosives pour valider leur résistance aux facteurs environnementaux ». Ils sont enfin soumis à des essais climatiques. « Nous les exposons à des températures extrêmes et à l’humidité. Les véhicules ont vocation à rouler aussi bien au Canada qu’en Afrique du Nord » souligne François Pillet.

« Nous disposons d’un parc de bancs conséquents pour tester les roulements mais aussi chaque élément pris indépendamment comme les graisses, les corps roulants, les matériaux, les joints…
Nous nous sommes dotés d’une feuille de route pour assurer sa modernisation et répondre aux défis de l’usine 4.0 », explique François Pillet dont le département assure la maintenance, l’évolution des bancs d’essais ainsi que les achats et le suivi des projets.

C’est dans ce contexte que NTN SNR a sollicité Nerys. « Nous avons dans un premier temps utilisé Vasco sur des bancs qui avaient peu d’instrumentation. Le logiciel nous a permis de progresser sur la surveillance de cycles simples et l’acquisition de données. Puis nous l’avons mis en oeuvre sur une installation qui nécessitait une présence humaine à chaque changement de consignes. Il nous a permis  d’automatiser le déroulement du cycle ».  

Une évolution de Vasco pour reproduire tous les scénarios d’essais

Sur deux autres machines, Vasco nous a permis d’envisager des scénarios plus complexes. Nous souhaitions réaliser des essais sur les butées d’embrayage et de suspension. Imaginez que nous reproduisions l’impact d’un trajet d’une voiture sur autoroute puis sur une route pavée, enfin sur un chemin de terre jalonnés de trous. Les équipements subissent des chocs de plus en plus importants avec des phases de décélération et d’accélération qui se reproduisent. Il était possible de programmer ce scenario avec Vasco mais cela nous demandait de modifier le script. Nous avons demandé à Nerys une nouvelle version qui permette à nos opérateurs de programmer ces séquences sans avoir à intervenir sur le langage informatique.  Nerys a répondu à notre demande en nous proposant un outil plus ergonomique capable de reproduire tous les scénarios d’essais.

Avec Vasco,  l’objectif est aussi d’adopter les standards de l’usine 4.0. Jusqu’alors, les sauvegardes étaient locales et associées à chaque installation. A terme, toutes les données seront stockées sur un serveur commun y compris les  valeurs d’étalonnage des bancs. En rendant les données de chaque essai accessibles, nous pourrons plus facilement recouper et analyser les défaillances. Centraliser l’information c’est se donner les moyens de mieux la traiter », conclut François Pillet.

NTN-SNR en chiffres (2018)

Chiffres d’affaires : 952 millions d’euros

Effectifs : 2833 personnes

Chiffres d’affaires groupe : 5,7 Md€

Plus d'informations : www.ntn-snr.com